Les communes reçoivent régulièrement des porteurs de projet associatifs. Ces projets ne sont pas tous crédibles ou réalisables. Comment faire la part entre le rêve, l’ambition et le possible ?
Une des premières questions que la commune doit se poser sera : « Pourquoi ce projet ? » L’interlocuteur de la commune devra convaincre les responsables de la collectivité de la qualité de son diagnostic (finalité et objectifs, besoin exprimé par la population, contexte propice, territoire pertinent, public identifié...). La commune devra également s’assurer de l’adéquation entre l’ambition du projet et le profil de ses interlocuteurs. Les compétences et la capacité de ses interlocuteurs à mettre en œuvre le projet sont fondamentales dans l’engagement de la collectivité. Parmi les critères de sélection des projets à subventionner, les services de la collectivité s’attacheront ensuite à mesurer la capacité des porteurs du projet à se créer des ressources autres que sous la forme de subventions publiques. Le fait que les interlocuteurs veuillent se faire plaisir ne doit pas être un frein à la mise en œuvre d’un partenariat. Rien de grand ne se fait sans le minimum de plaisir qui servira de levier aux efforts nécessaires. Afin de sécuriser et de pérenniser le partenariat sur des bases objectives et transparentes, les communes et les associations ont tout intérêt à négocier, dès l’origine, une convention définissant précisément les engagements et obligations des deux parties.
« Le Guide du porteur de projet »
www.animafac.net
Jacques KIMPE le 11 mai 2012 - n°82 de Communes et Associations